Selon le rapport State of Human Risk 2026 de Mimecast, seules 41 % des organisations ont adopté une politique spécifique à l’IA. L’IA générative s’est installée dans le quotidien des collaborateurs plus vite que n’importe quelle
technologie avant elle. ChatGPT, Claude, Gemini ou Copilot servent chaque jour à résumer un document,
rédiger un e-mail, analyser un tableau ou corriger du code.
Le plus souvent, ces usages échappent aux équipes IT et sécurité. C’est le Shadow AI : l’utilisation d’outils
d’IA sans validation ni supervision de l’entreprise. Selon IBM, il est désormais en cause dans 43 % des
organisations victimes d’une fuite de données.
La question n’est donc plus de savoir si vos collaborateurs utilisent l’IA, mais quelles données ils lui
confient, et comment les protéger sans bloquer l’innovation.
Le Shadow AI crée un nouveau canal de fuite de données
Bien plus qu’un chatbot ouvert dans un onglet
Héritier du Shadow IT, le Shadow AI présente une différence de taille : l’outil ne se contente pas de stocker
l’information, il la lit, la traite et peut la conserver. Comme le souligne Mimecast, le risque porte autant sur
les données soumises au modèle et sur ce que le fournisseur en fait que sur l’application elle-même.
Il prend aujourd’hui des formes variées : chatbots grand public utilisés avec un compte personnel, fonctions
IA activées dans des outils déjà approuvés, extensions de navigateur, applications de bureau et, de plus en
plus, agents connectés à la messagerie ou au drive via OAuth ou des serveurs MCP. Selon BlackFog, 51 %
des salariés ont déjà connecté un outil d’IA à d’autres systèmes de travail sans validation de l’IT.
Dans la grande majorité des cas, il n’y a aucune intention de nuire. Un développeur colle du code pour
trouver un bug, un commercial charge un export CRM pour préparer un compte rendu. Mais une fois
envoyées, ces données échappent à l’entreprise : leur conservation, leur réutilisation et leur suppression ne
dépendent plus d’elle.
Les risques pour les entreprises
- La fuite de propriété intellectuelle : code source, contrats, stratégie. En 2023, Samsung a
recensé trois incidents en quelques semaines après avoir autorisé ChatGPT en interne (AI Incident
Database). - Des manquements au RGPD : des données personnelles confiées à un tiers sans contrat de soustraitance, parfois avec un transfert hors UE non encadré.
- Des écarts de conformité : l’AI Act impose de développer la maîtrise de l’IA du personnel, NIS2 et
DORA de maîtriser les prestataires tiers. Difficile pour des outils dont on ignore l’existence. - Des agents trop permissifs : reliés à la messagerie ou au drive, ils peuvent être détournés par une
injection de prompt indirecte et exfiltrer des données à l’insu du salarié. - Des comptes hors contrôle : sans authentification forte, sans révocation au départ du salarié, avec
un historique conservé hors de l’entreprise.
Le Shadow AI en trois chiffres
43 % des organisations victimes d’une fuite de données déclarent un incident impliquant le Shadow
AI, contre une sur cinq un an plus tôt (IBM, 2026).
670 000 dollars : c’est le surcoût moyen d’une fuite dans les organisations où le Shadow AI est très
répandu (IBM, 2025).
47 % des utilisateurs d’IA générative passent encore par des comptes personnels (Netskope, 2026).
Pourquoi bloquer ne suffit pas
Les DLP endpoint et les plateformes SSE récentes savent inspecter des prompts. Mais elles butent sur les
appareils non gérés, les applications de bureau, les nouveaux outils absents des listes, et sur des règles
fondées sur le seul contenu. Or coller un communiqué de presse dans un outil d’IA est anodin, y coller du
code non publié est un incident : seul le contexte permet de faire la différence.
Interdire en bloc n’est pas plus efficace. Selon TrustedTech, 37 % des décideurs continueraient à utiliser
leurs outils d’IA même face à une interdiction assortie de sanctions. Le Shadow AI ne disparaît pas : il
devient simplement invisible.
Les recommandations de Mimecast pour encadrer le Shadow AI
Pour Mimecast, tout commence par un socle de gouvernance : un comité transverse réunissant sécurité,
juridique, conformité, RH et opérations, une charte d’usage courte, une classification des données et au
moins un assistant IA approuvé, en version entreprise. Sur cette base, six principes s’appliquent.
1. Voir avant d’interdire. Une politique sans visibilité sur les usages réels reste théorique.
2. Suivre la donnée, pas seulement le fichier. Selon Mimecast, 90 % des pertes de données liées
au Shadow AI observées chez ses clients passent par un simple copier-coller.
3. Juger le risque au contexte. D’où vient la donnée, qui l’envoie, vers quel outil : ces trois éléments
pèsent plus que le texte seul.
4. Sensibiliser au moment de l’action. Un rappel bref, qui indique l’outil approuvé, change
davantage les comportements qu’une formation annuelle.
5. Bloquer de façon ciblée. Le blocage strict se réserve aux données critiques et aux populations à
risque.
6. Prévoir une soupape. Une autorisation temporaire, justifiée et tracée, évite de pousser au
contournement.
Comment Mimecast Incydr répond au Shadow AI
Mimecast Incydr traduit ces principes en contrôles concrets. Selon l’éditeur, plus de 10 000 tentatives
d’exfiltration vers des outils d’IA non autorisés sont observées chaque heure chez ses clients.
Une visibilité sur chaque copier-coller et chaque upload
Grâce à un agent sur le poste et une extension de navigateur, Incydr capture les copier-coller et les
chargements de fichiers vers les outils d’IA, sans connecteur prédéfini ni liste blanche. Les équipes sécurité
savent quel document est sorti, qui l’a envoyé et vers quel outil. Les nouvelles applications d’IA adoptées
par les collaborateurs remontent automatiquement.
Une priorisation fondée sur le contexte
Chaque événement est évalué selon trois dimensions : le fichier, l’utilisateur et la destination. Les analystes
se concentrent ainsi sur la petite part des usages réellement à risque, plutôt que de crouler sous les
alertes.
Des contrôles adaptés au niveau de risque
Incydr permet de graduer la réponse. Une courte vidéo de sensibilisation s’affiche quand un salarié colle
des données dans un outil non autorisé. Les données issues des dépôts de code, du CRM ou des exports RH
peuvent être bloquées, tout comme certains domaines d’IA jugés à risque. Les salariés sur le départ et les
prestataires peuvent faire l’objet de contrôles renforcés, tandis qu’une autorisation temporaire tracée
couvre les cas légitimes.
Un déploiement en quelques semaines
Mimecast décrit une montée en puissance progressive : visibilité dès le premier jour, sensibilisation en
temps réel après deux semaines, blocage ciblé des scénarios critiques au bout d’un mois. Incydr couvre les
postes gérés par l’entreprise ; les appareils personnels relèvent de l’accès conditionnel ou d’une solution
SSE
Le Shadow AI traduit un besoin réel, pas une faute. L’interdire le rend invisible, l’ignorer coûte cher.
La voie la plus solide consiste à retrouver de la visibilité, proposer des outils approuvés et cibler les
contrôles sur les données critiques. C’est l’approche que porte Mimecast avec Incydr : protéger les données
de l’entreprise sans freiner l’adoption de l’IA.
Vous souhaitez aller plus loin ?
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pour découvrir en détail les capacités de Mimecast Incydr.
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